fonction finance de demain

Fonction finance de demain : quelles attentes ?

C’est certain, la fonction finance de demain devra s’adapter à des profils différents. D’ici 2020, la nouvelle génération représentera 20% des effectifs en entreprise. Férus de nouvelles technologies, ces « Digital Natives » auront un rapport au travail qui sera différent de celui des générations précédentes.

Mais s’ils sont prêts à faire bouger les lignes, ils ont aussi de nouvelles attentes envers l’entreprise, qui doit apprendre à se transformer.

Comment attirer et retenir cette génération de financiers du futur ?

C’est ce à quoi répond l’étude Mazars réalisée sur les attentes de cette nouvelle génération. Quelles sont ses aspirations ? Comment imagine-t-elle la fonction finance de demain ? Pour le savoir, nous avons mené une enquête auprès de 2000 jeunes âgés de 15 à 24 ans, dite « la génération Z ». Voici leurs retours.

Organisation du travail : autonomie et flexibilité sont déterminantes

La Génération Z estime être bien armée et formée pour affronter le monde du travail. 83% d’entre eux jugent que leurs compétences sont suffisantes pour répondre aux exigences du milieu professionnel. Rentrer  dans le monde du travail ne leur fait pas peur.

En effet, cette génération est surtout en quête d’autonomie et de responsabilisation :

  • 73% souhaitent que l’entreprise leur permettent d’organiser leurs horaires de travail
  • 59% souhaitent télétravailler autant qu’ils le désirent
  • 47% d’entre eux veulent être autonome, soit pratiquement 1/2
  • 42% d’entre eux veulent être responsabilisés jusqu’à pouvoir participer aux décisions stratégiques de leur entreprise.

L’autonomie et la flexibilité seront des facteurs déterminants pour attirer et retenir cette génération.

Vers un nouveau mode de management : une génération en quête de considération et de reconnaissance

Qui dit nouvelle génération implique une révolution managériale en entreprise. C’est l’ère du manager-animateur, attendu sur sa capacité à créer et alimenter une ambiance de travail conviviale, avant la transmission de ses compétences.

C’est la fin de l’entreprise verticale qui se dessine. Les Gen Z souhaitent être considérés d’égal à égal par leur management pour 26% d’entre eux.

Comme le souligne Olivier Lenel, associé membre du Conseil exécutif de Mazars :

« La Génération Z a grandi sur fond de digitalisation, d’incertitudes économiques et de conscience sociale et environnementale. Elle ne se place pas en rupture par rapport à la Gen Y mais attend de l’entreprise qu’elle joue avant tout un rôle clé de cohésion et de lien social. Le défi à relever pour les entreprises sera de renforcer le lien de confiance et réussir à offrir flexibilité et autonomie tout en maintenant l’esprit de communauté si cher à cette génération. Les entreprises qui réussiront à attirer et fidéliser la Gen Z seront celles qui leurs permettront de vivre plusieurs vies professionnelles et cela nécessite une évolution forte des modèles en place à l’heure actuelle.»